Standardisation et différenciation

La standardisation technologique et la concentration économique ne conduisent pas à une uniformisation des S.I. d’entreprise. Comme dans l’automobile, où un nombre réduit de constructeurs animent une filière avec un très grand nombre d’acteurs pour les composants et les services associés, le nombre de variantes augmente toujours, jusqu’à la personnalisation du style. On parle de « différenciation retardée ».

Standardisation des techniques et des usages

Pour les S.I., la standardisation porte tout autant sur le logiciel que sur l’usage. Ainsi, les normes d’échanges, d’interopérabilité avec les partenaires (EDI, annuaires…) poussent à la standardisation des processus d’interactions. Plus généralement, les normes et pratiques métiers se diffusent dans toutes les entreprises et représentent une part importante des besoins d’une entreprise.


Les besoins ne sont pas spécifiques !
Un plan comptable, une facture, une étiquette de colis, une méthode d’optimisation sont des objets métiers définis en partie par des normes, des règlements, des « bonnes pratiques » diffusés par des organismes professionnels.

Ainsi, les besoins ne sont pas seulement spécifiques, mais aussi standardisés par les métiers de l’entreprise.

Chaque entreprise utilise « à sa manière » ces normes et pratiques, les priorise, et parfois innove ou se différencie, mais sur des facteurs clés de succès pour elle, et au contraire, s’appuie au maximum sur les « bonnes pratiques », là où la maitrise des couts sera déterminante sur l’enjeu de différenciation.

Un développement spécifique doit toujours prendre en compte ces standards métiers, d’interopérabilité, de normes diverses qui obligent à utiliser des composants standards, des services.