Pour dépasser l’opposition apparente entre transformation et agilité, il faut prendre du recul et ne pas réduire l’agilité à la réactivité ou à l’adaptation continue aux sollicitations externes. Sans vision globale dans l’espace et le temps des systèmes, une action locale d’adaptation peut réussir tout en dégradant l’efficience globale. L’accumulation de modifications locales isolées peut rendre un système non maintenable, retrouvant le « plat de spaghettis » généré par des organisations en silos verticaux des années 80.


Figure 77. Transformation et agilité

L’agilité qui repose sur des actions de périmètre et de durée limité doit s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue qui suppose des modèles globaux d’entreprise, des choix d’architectures de long terme…

D’autant que toute transformation digitale se heurte à des freins culturels, organisationnels, qui sont aussi importants que ceux des grands projets de transformation rendant nécessaire la conduite du changement. Il faut donc aussi dans une stratégie agile, un accompagnement fort des utilisateurs, et un réel suivi des résultats…

Attention cependant aussi aux enjeux technologiques… un réseau local qui ne suit pas une croissance forte des débits nécessaires détruit aussi surement une innovation que la concurrence…